CeS séries de photographies cinétiques en noir et blanc explorEnt le mouvement comme matière première de l’image.
Chaque photographie capte un fragment de mouvement, entre abstraction et réalité. Le sujet se dissout partiellement pour laisser place à une écriture visuelle plus instinctive, où le geste et le temps jouent un rôle central.
Chaque œuvre devient un dialogue entre maîtrise et accident, précision et spontanéité, fixité et énergie.
Le noir et blanc est un langage qui amplifie la sensation de mouvement. Il permet de concentrer le regard sur la structure, les formes, d’accentuer le contraste, la lumière et la densité, et de renforcer la sensation de rythme, de vitesse, de vibration et de trajectoire.
Dans une autre série, chaque image est recouverte par une répétition du nombre 11, qui se déploie comme un tissage délicat, formant une trame graphique et symbolique. Les chiffres vibrent avec les contrastes lumineux, créant une texture presque textile qui dialogue avec les formes en mouvement. Le 11, à la fois structure et motif, agit comme un filtre visuel et conceptuel évoquant le rythme et la répétition.
Dans une autre série encore, j’interviens à l’encre noire pour prolonger, contraster ou perturber la dynamique de l’image. L’encre introduit une écriture organique, instinctive, parfois architecturale, lui donnant une présence presque sculpturale. Elle souligne les lignes de force, invente des flux invisibles, révèle des rythmes cachés dans la matière photographique.
Ces séries interrogent la perception du réel et invite à ressentir l’image plutôt qu’à la lire, dans un espace suspendu entre maîtrise technique et hasard. Ce travail s’inscrit dans une recherche sur la trace, le temps et la transformation de l’image. Entre abstraction et figuration, il invite à parcourir la surface, à suivre les lignes, à ressentir le rythme.
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